Partager l'article ! [x] Le poinçonneur.: Une nuit, vers 3h du matin je me suis reveillée et je me suis mise à écrire ça. Je ne sais pas quelle en est l'exacte signif ...
Le poinçonneur d’âmes
Le poinçonneur d’âmes accroche vos cœurs comme des trophées. Sa gloire ne demeure que dans l’organe vital, tout frissonant de vie, qu’il vous dérobe et qu’il contemple comme un papillon prisonnier de langoureux rubans de soie.
Il décroche ses flèches d’un regard ou d’une promesse à qui ose, à qui tente de s’amaroucher à outrance de celui qui d’un phrase vous fait mordre la poussière en vous maintenant au plus haut.
Telle est la vie du poinçonneur d’âmes. Utopique vampire d’émotions préférant les fins violentes aux illusions satinées. Ecoeuré par les fades tragédies humaines, sa puissance ne subsiste que lorsqu’il arrache le cœur aux écrins de peau velouté. Tous peuvent le voir, le ressentir et le craindre. Très peu peuvent le comprendre.
L’aveuglement est un Cerbère bien loyal à l’avide poinçonneur. Un jeu. Ce n’est qu’un jeu. Un jeu où il sortira vainqueur, toujours. Un jeu de traque et de résustance où la proie est consciente que la fin ne pourra être que sanglante. Déjà le déchirement ronronne à son oreille meutrie. La proie vise à sa propre fin, et y trouve un certain plaisir à espèrer trouver une vaine issue.
L’errance d’un braconnier en quête d’Absolu est fascinante. Quand elle est vécue à
distance.
Vécue à travers, c’est une obsession. C’est un élancement, une agression, un attentat qui s’enroule à ses veines comme de perfides liens ; et le maintient en eveil dans une brume
comatique.
Il vous harponne le cœur comme d’autres pourraient vous l’offrir.
Un arrière goût de fin du monde. Ou une saveur d’inéluctable.